A la demande de la Commission, le Panel ANS (Food Additive and Nutrient added to Food) de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a examiné le dossier de ce nouvel édulcorant candidat au marché européen.
L’advantame est un édulcorant de synthèse obtenu à partir de l’aspartame, qu’il pourrait bien remplacer dans bon nombre de produits à l’avenir, et de vanilline. Sa saveur est proche de celle de l’aspartame, mais avec une persistance plus grande du goût sucré. Il est très peu absorbé par l’organisme. Le Panel conclut qu’il n’y a pas de préoccupation concernant la génotoxicité et la carcinogénicité.
Les seuls effets observés dans les études animales sont des troubles gastro-intestinaux, ce qui a servi à déterminer le niveau sans effet adverse observé ou NOAL, qui est de 500 mg d’advantame par kilo de poids corporel. Sur base d’un facteur de sécurité habituel de 100, l’EFSA établit la dose journalière acceptable (DJA) à 5 mg/kg. Cela devrait permettre une utilisation aisée pour remplacer le sucre (ou d’autres édulcorants), dans la mesure où, en terme de saveur sucrée, la DJA pour une femme de 55 kg correspond à plus de 8 kg de sucre !